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Jour 6 : Douche roulante, sauvetage de camion et retour intense au Québec !

  • arreterlaspcaroule
  • il y a 9 minutes
  • 3 min de lecture

La nuit fut courte et inconfortable. Vous allez me dire que ce genre de désagrément arrive en camping, et c’est bien vrai. Le problème, c’est que je dormais dans un hôtel d'une grande chaîne réputée, où l'on s'attend légitimement à un minimum de confort. J'ai eu froid toute la nuit et il n'y avait aucune couverture supplémentaire dans la chambre, pas même dans le placard où l'on en trouve habituellement. J’ai donc dû sortir mon propre sac de couchage de camping pour me réchauffer ! Pour ce qui est du déjeuner, heureusement qu’une machine fabriquait des pancakes à la demande, car tout le reste était fade, insipide et sans aucun goût. Je m’attendais définitivement à mieux de leur part.


C'est ainsi que je me suis élancé sous la pluie dès 8 h. D’abord fine, l'averse s’est intensifiée au fil des kilomètres. C'est simple, si je n'avais pas été en train de rouler et si j'avais eu du savon, j’aurais pu prendre ma douche directement sur la moto ! Les conditions s'annonçaient particulièrement mauvaises pour négocier de petites routes côtières sinueuses et glissantes. J’ai donc pris la sage décision de laisser tomber le littoral pour continuer sur l'autoroute Transcanadienne 2. Ce choix implique forcément de la monotonie et un ruban d'asphalte identique en tout point. Bref, une route plutôt ennuyeuse, à l'exception de deux événements marquants.


Tout d'abord, j’ai quitté l’autoroute quelques instants pour aller admirer le plus long pont couvert au monde, situé à Hartland. Je l’ai même traversé au guidon de la moto ! Avec ses 1282 pieds de long, c’est une structure vraiment impressionnante.



Ensuite, j’ai dû intervenir pour faire s’arrêter un camion de transport dont un pneu ou les freins étaient en train de prendre feu. À en juger par l’odeur tenace, je pencherais pour les freins, ou peut-être un mélange des deux. Toutes les voitures le dépassaient sans que personne ne tente de lui signaler le danger. J’ai donc pris les devants : je l’ai doublé et je lui ai montré mon pneu arrière avec un geste vif et répété. En moins de dix secondes, le camionneur a sagement activé ses feux de détresse pour se garer sur l’accotement. Je n'ai pas pu m'arrêter avec lui car nous étions dans une pente descendante abrupte, et immobiliser la moto à cet endroit aurait été trop risqué. J’espère sincèrement qu’il s’en est facilement tiré.


Voilà qui résume l’essentiel de mon passage au Nouveau-Brunswick pour aujourd'hui. Par contre, mon arrivée au Québec a été plus mouvementée ! J’ai failli me faire mettre au tapis par une conductrice beaucoup trop pressée. Elle était visiblement préoccupée à doubler tout le monde dans une zone de construction limitée à 70 km/h, qu'elle trouvait trop lente pour elle et ses passagers. Lorsque la route s’est rétrécie à la fin de la zone de dépassement, le capot de sa voiture est arrivé pile à la hauteur de mes repose-pieds ! J’aurais littéralement pu faire une bosse sur sa carrosserie avec mon pied. Bref... bon retour chez nous !


Malgré ces émotions, me voici maintenant bien installé au camping municipal de la Pointe à Rivière-du-Loup. La plage située juste derrière mon emplacement est des plus agréables. En plus, il y a un bar juste ici avec un groupe de musique qui joue en direct. C’est vraiment fantastique de relaxer sur le sable en profitant du spectacle.




C’était ma toute dernière journée de route avant le grand retour à la maison demain !

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©2021 par Arrêter la SP - Ça roule!   Créé par Dominique de Leeuw

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